Lexique Cohésion et engagement

Offboarding : définition et bonnes pratiques lors d’un départ

  • 2 min de lecture
  • Mis à jour le

Définition

Offboarding : Ensemble des actions qui organisent le départ d’un collaborateur : passation et transfert de connaissances, restitution du matériel, fermeture des accès, documents de fin de contrat et entretien de sortie.

Aussi appelé

  • off-boarding
  • gestion des départs
  • processus de départ

Un départ mal préparé coûte cher : savoir-faire perdu, dossiers orphelins, accès restés ouverts. L’offboarding fait de ce moment un processus, avec la même exigence que pour une arrivée. Il protège l’équipe qui reste et laisse à celui qui part une dernière impression juste.

Définition

L’offboarding désigne l’ensemble des actions qui accompagnent le départ d’un collaborateur, quel qu’en soit le motif : démission, fin de contrat à durée déterminée, rupture conventionnelle, licenciement ou retraite. Pendant de l’onboarding, il poursuit trois buts : respecter les obligations de fin de contrat, préserver les connaissances et sécuriser les accès.

Les étapes d’un départ bien organisé

  1. Annoncer et planifier : informer l’équipe, répartir les dossiers, fixer le calendrier de passation sur la durée du préavis.
  2. Transmettre les connaissances, selon la méthode décrite plus bas.
  3. Restituer et fermer : récupérer le matériel, y compris celui confié pour le télétravail, et supprimer les droits d’accès dès le départ effectif. La CNIL cite parmi les erreurs à éviter l’oubli de supprimer les comptes des personnes qui ont quitté l’organisation.
  4. Remettre les documents : certificat de travail, solde de tout compte et attestation destinée à France Travail sont dus à l’expiration ou à la rupture du contrat.
  5. Écouter : l’entretien de sortie, facultatif, recueille un dernier feedback sur l’organisation et le management.

Le transfert de connaissances

C’est l’étape la plus souvent bâclée, parce qu’elle se joue dans les dernières semaines, quand l’attention est déjà ailleurs. Trois réflexes :

  • lister avec le partant ses dossiers en cours, ses interlocuteurs et les tâches qu’il est seul à savoir faire ;
  • faire écrire ce qui ne l’est pas encore : procédures, décisions passées et leurs raisons, contacts utiles, dans la base commune plutôt que dans un document isolé ;
  • organiser des séances en binôme avec les repreneurs, en visio si l’équipe est à distance, enregistrées avec l’accord des participants.

Une équipe qui tient sa documentation interne à jour au fil de l’eau rend chaque départ moins risqué. Le chapitre du guide sur l’onboarding à distance traite aussi la préparation des départs.

Termes liés

Questions fréquentes

L’entretien de sortie est-il obligatoire ?

Non, aucun texte ne l’impose. Il reste précieux : un salarié qui part s’exprime souvent plus librement sur la charge de travail, le management ou les outils. Pour qu’il serve, posez des questions ouvertes, tenez le manager direct à l’écart de l’échange quand c’est possible, et analysez les tendances sur plusieurs départs plutôt que de faire circuler des propos individuels.

Quels documents remettre à un salarié qui quitte l’entreprise ?

Le Code du travail en prévoit trois : le certificat de travail (article L1234-19) ; le solde de tout compte, dont le salarié donne reçu, ce reçu pouvant être dénoncé dans les six mois qui suivent sa signature (article L1234-20) ; l’attestation qui lui permet de faire valoir ses droits auprès de France Travail, que l’employeur transmet aussi sans délai à cet organisme (article R1234-9).

Quand fermer les accès d’un collaborateur qui part ?

Au plus tard le jour du départ effectif, en planifiant l’opération à l’avance avec le service informatique. La CNIL recommande de supprimer les permissions d’accès dès qu’un utilisateur n’est plus habilité, et au plus tard à la fin de son contrat, puis de revoir les habilitations au moins une fois par an. Prévoyez aussi un message de réponse automatique et le transfert des dossiers partagés vers les personnes qui reprennent les sujets.

Sources

  1. Code du travail numérique : article L1234-19 (certificat de travail) code.travail.gouv.fr
  2. Code du travail numérique : article L1234-20 (solde de tout compte) code.travail.gouv.fr
  3. Code du travail numérique : article R1234-9 (attestation France Travail) code.travail.gouv.fr
  4. CNIL : Sécurité, gérer les habilitations cnil.fr