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Feedback en management : définition, formes et règles d’usage

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Définition

Feedback : Retour factuel donné à une personne sur un comportement, une manière de travailler ou un résultat observés, pour les renforcer ou les faire évoluer. Il peut être positif, correctif ou ascendant.

Aussi appelé

  • retour
  • rétroaction
  • feedback constructif
  • feedback positif

À distance, les retours glissés au détour d’un couloir disparaissent : le feedback doit devenir une pratique délibérée. Bien formulé, il fait progresser et rassure ; mal formulé, il abîme la confiance.

Définition

En management, le feedback, ou retour, est une information donnée à une personne sur un comportement, une manière de travailler ou un résultat observés, dans le but de les renforcer ou de les faire évoluer. Il se distingue de l’évaluation : l’évaluation porte un jugement d’ensemble sur une période, le feedback porte sur un fait précis, le plus près possible de ce fait. Le mot anglais désigne d’abord la rétroaction : le retour d’information sur l’effet d’une action, qui permet d’ajuster la suivante.

Positif, correctif, ascendant : les formes du feedback

  • Le feedback positif nomme ce qui a bien fonctionné pour que cela se reproduise. Il gagne à être aussi précis qu’une critique : « ton compte rendu a permis à l’équipe de décider sans réunion » apprend davantage que « bon travail ».
  • Le feedback correctif, dit aussi constructif, signale un écart entre ce qui était attendu et ce qui s’est produit, puis ouvre la discussion sur la façon de le réduire.
  • Le feedback ascendant va du collaborateur vers le manager ; le feedback entre pairs circule à l’intérieur de l’équipe. Tous deux supposent un climat de sécurité psychologique : personne ne critique son responsable s’il craint d’en payer le prix.

Les règles d’un feedback utile

Le Center for Creative Leadership propose une structure simple, la méthode SBI : décrire la situation (où, quand), le comportement observable (des faits, pas une interprétation), puis l’impact produit. Sa variante SBII ajoute une quatrième étape : demander à la personne quelle était son intention, ce qui transforme le message en conversation. Quelques règles complètent la méthode : parler de faits récents, viser le comportement et jamais la personne, proposer plutôt qu’imposer la suite. À distance, réservez le feedback correctif à la visio ou au face-à-face, où l’on voit la réaction et où l’on peut la reprendre ; un feedback positif peut au contraire s’écrire, et même se dire devant l’équipe. Le one-to-one offre un rendez-vous régulier pour ces échanges, et le chapitre feedback et entretiens à distance les détaille, de la conversation quotidienne à l’entretien annuel.

Termes liés

Questions fréquentes

Comment obtenir le feedback de son équipe quand on est manager ?

En le demandant de façon précise et régulière. « Avez-vous des remarques ? » n’appelle guère de réponse ; « Qu’est-ce que je devrais arrêter de faire pour vous faciliter le travail ? » en obtient davantage. Posez une question de ce type à la fin de chaque one-to-one, remerciez sans vous justifier, puis montrez ce que vous avez changé. Un collaborateur qui voit son retour suivi d’effet recommence ; celui dont la remarque reste sans suite se tait.

Faut-il pratiquer la méthode du « sandwich » ?

Nous la déconseillons. Encadrer une critique entre deux compliments brouille le message : la personne retient soit le positif, soit le négatif, et finit par attendre le « mais » dès qu’on la complimente. Mieux vaut séparer les deux : des feedbacks positifs fréquents et sincères d’un côté, un feedback correctif clair, factuel et ouvert à la discussion de l’autre.

À quelle fréquence donner du feedback à une équipe à distance ?

Le plus tôt possible après les faits, pour qu’ils soient encore présents dans les mémoires. Complétez ces retours au fil de l’eau par un rendez-vous régulier, par exemple un one-to-one hebdomadaire ou toutes les deux semaines, où chacun peut aussi faire un retour au manager. Un collaborateur à distance qui ne reçoit aucun retour pendant des semaines risque d’interpréter ce silence comme un désintérêt.

Sources

  1. Center for Creative Leadership : closing the gap between intent and impact (SBII) ccl.org