Lexique Cohésion et engagement

Culture d’entreprise : définition et transmission à distance

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Définition

Culture d’entreprise : Ensemble des valeurs, croyances, pratiques et règles implicites partagées par les membres d’une organisation, qui orientent leurs comportements quand aucune règle écrite ne tranche.

Aussi appelé

  • culture organisationnelle
  • culture d’organisation

Chaque entreprise a une culture, qu’elle l’ait formalisée ou non : c’est elle qui dit ce qui se fait et ce qui ne se fait pas quand aucune règle ne tranche. À distance, elle ne se transmet plus par simple imprégnation. Il faut la rendre visible, l’écrire et la faire vivre dans les décisions.

Définition

La culture d’entreprise désigne l’ensemble des valeurs, des croyances, des pratiques et des règles implicites que partagent les membres d’une organisation, et qui orientent leurs comportements au quotidien. Edgar Schein, dans Organizational Culture and Leadership, dont la première édition date de 1985, y voit un ensemble de postulats de base partagés, qu’un groupe acquiert au fil du temps en apprenant à résoudre ses problèmes d’adaptation externe et d’intégration interne.

Ce qui la compose

Schein distingue trois niveaux, du plus visible au plus profond :

  • les artefacts : ce que l’on voit et entend, comme l’aménagement des locaux, le vocabulaire, les rituels, les outils, le ton des messages ;
  • les valeurs affichées : ce que l’organisation dit d’elle-même dans sa charte, ses engagements ou ses discours ;
  • les postulats de base : les convictions tenues pour évidentes, rarement formulées, qui expliquent réellement les comportements.

L’écart entre valeurs affichées et postulats réels est souvent ce que les nouveaux arrivants perçoivent en premier. Une entreprise qui prône l’autonomie mais exige une validation pour chaque dépense enseigne surtout la seconde leçon.

La transmettre quand l’équipe est dispersée

Une équipe dispersée a moins d’occasions de voir comment les autres travaillent, décident ou réagissent à une erreur. La culture doit donc passer par des canaux explicites :

  • l’écrit : principes de fonctionnement, règles de communication, décisions documentées avec leurs raisons ;
  • l’onboarding, moment où les règles non écrites gagnent à être dites : qui décide de quoi, quels délais de réponse sont attendus, comment signaler un problème ;
  • les rituels d’équipe et les moments informels, y compris des rencontres physiques régulières et des temps de cohésion bien choisis ;
  • les récits : raconter en réunion d’équipe une décision difficile et la manière dont elle a été prise en dit plus qu’une liste de valeurs ;
  • l’exemple du manager, dont les arbitrages pèsent plus que n’importe quelle charte. Une culture se lit autant dans ce qu’une équipe tolère que dans ce qu’elle affiche.

Une culture partagée nourrit l’engagement des collaborateurs et permet de décider sans réunir tout le monde. Le chapitre du guide sur la cohésion et la culture d’équipe à distance détaille les pratiques.

Termes liés

Questions fréquentes

Culture d’entreprise et culture d’équipe, quelle différence ?

La culture d’entreprise s’applique à toute l’organisation ; la culture d’équipe désigne les habitudes propres à un collectif plus restreint : manière de décider, de se parler, de traiter les erreurs. Les deux coexistent, et une équipe peut se donner des pratiques plus exigeantes que la moyenne de l’entreprise, à condition de ne pas contredire ses principes. Le manager agit d’abord sur la culture de son équipe.

Faut-il écrire ses valeurs pour avoir une culture d’entreprise ?

Non : la culture existe sans document. L’écrire aide surtout à distance, parce que les nouveaux arrivants n’ont plus l’occasion de la deviner. Une liste de valeurs générales ne suffit pas ; décrivez des comportements observables et des arbitrages concrets : comment l’équipe tranche entre vitesse et qualité, qui peut décider de quoi, comment on signale une erreur.

Le télétravail affaiblit-il la culture d’entreprise ?

Il la met à l’épreuve. Les codes implicites, les exemples vécus et les conversations de couloir, qui suffisaient à la transmettre, doivent désormais être organisés. Une équipe qui documente ses pratiques, prévoit des temps collectifs réguliers, y compris en présence, et soigne l’intégration de ses nouveaux membres se donne les moyens de garder une culture vivante en travaillant largement à distance.

Sources

  1. Open Library : Edgar H. Schein, Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass, 1985 (première édition) openlibrary.org
  2. Wikipédia : Edgar Schein (niveaux de la culture organisationnelle) fr.wikipedia.org
  3. Wikipedia : Edgar Schein (artefacts, valeurs affichées, postulats de base) en.wikipedia.org
  4. Wikipedia : Organizational culture en.wikipedia.org